On présente souvent l'utilitarisme comme une philosophie qui prône l'égoïsme. Mais est-ce réellement le cas ? Ne confondons-nous pas prôner l'égoïsme et reconnaître son existence ? Et surtout, que valent les systèmes moraux qui prétendent dénoncer l'égoïsme ? Telles sont les questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet épisode.
Face à des informations qui semblent nous concerner, notre cerveau aime bien composer : il aime se fabriquer une image sympathique de nous-même en fabriquant du sens, à partir de ce dont il se rappelle de notre histoire, de nos sensations. C’est l’effet Barnum.
Sur un phénomène qui a une probabilité très faible de se produire dans un temps donné, nous nous concentrons sur les rares cas qui fonctionnent en effaçant les nombreux échecs. Nous créons alors une solide illusion d’efficacité appelée "le biais du survivant". Sur un phénomène qui a une probabilité très faible de se produire dans un temps donné, nous nous concentrons sur les rares cas qui fonctionnent en effaçant les nombreux échecs. Nous créons alors une solide illusion d’efficacité appelée "le biais du survivant".
L’effet idéomoteur est un processus psychologique lors duquel une pensée ou une image mentale provoque une réaction musculaire apparemment "réflexe" ou automatique, souvent d'un degré infime, et cela en dehors de notre conscience du sujet alors que ce sont nos attentes qui créent cette réaction.
Le principe que l'on nomme "escalade de l’engagement" est un processus cérébral simple mais très puissant. Il consiste à faire des choix qui vont dans le sens d'une décision prise précédemment, même si cette décision initiale a conduit à l’échec.
On sait que des éléments de contexte du soin, par leur action symbolique sur le cerveau, ont un effet thérapeutique réel, qui peut être positif comme négatif. Placebo et nocebo, appelés plus savamment des "effets contextuels", sont deux processus dont le rôle est encore mal cerné.
Lors d’un raisonnement "panglossien", nous triturons le contexte pour prêter des intentions aux individus, en évinçant certains facteurs de situation. Ce raisonnement "à rebours", destiné à conforter une idée que l’on souhaite établir, s'effectue alors que d’autres raisonnements sont possibles.
Fondée par Henri Broch dans les années 80, la zététique se définit comme l’« art du doute ». Son objectif est de promouvoir l’esprit critique et la démarche scientifique dans l’approche des phénomènes paranormaux et des pseudosciences. Plus fondamentalement, il s’agit d’un ensemble d’outils méthodologiques visant à distinguer croyance et connaissance. Dans cet épisode, nous chercherons à définir les principes de la zététique, mais aussi de la méthode scientifique, afin de mieux cerner son intérêt, son champ d’application et ses limites.
00:00 - Introduction 00:17 - La zététique est l'art du doute 06:52 - La zététique n'est pas le scepticisme grec 09:24 - Le doute cartésien 12:30 - De quoi doutent les zététiciens ? 17:32 - Matérialisme et rationalisme 29:36 - Les limites du matérialisme et du rationalisme 37:13 - Le consensus scientifique 43:22 - L'intérêt de l'approche scientifique 46:22 - Les trois étapes de la méthode scientifique 54:48 - Reproductibilité et réfutabilité 59:07 - Les biais cognitifs 1:05:38 - Ce que n'est pas la zététique
1:14:10 - Lecture 1:17:44 - Conclusion
Vidéo interview de "Lex Fridman" avec Aella (Aella is a sex researcher, writer, and sex worker.) Sex Work, OnlyFans, Porn, Escorting, Dating, and Human Sexuality
Entretien par "e-penser" avec Marie-Paule Kieny, virologue, directrice de recherche à l'INSERM, ancienne sous-directrice de la recherche à l'OMS, pour parler des vaccins CoViD-19. (Avec malheureusement une petite respiration en ASMR :/ )
00:00 - "Est-ce que votre métier a changé en 2020?" 01:27 - Le principe général d'un vaccin 03:07 - Les différents types de vaccins et le vaccin disponible en France 11:07 - Comment le vaccin contre le COVID a-t-il pu être mis au point si vite ? 21:26 - Inocule-t-on le virus lors des premiers tests ? 28:13 - Comment explique-t-on les incertitudes sur la durée d’efficacité du vaccin ? 36:10 - Les vaccins contre le COVID préviennent-ils la transmission du virus ? 44:23 - Les défis logistiques de la vaccination à grande échelle 48:51 - Le vaccin sera-t-il efficace contre les nouvelles souches du COVID ?
Podcast de "La Méthode Scientifique France Culture" sur: ARN messager : l'épopée d'un vaccin contre le Covid-19 Quelles sont les fonctions physiologiques des ARN messagers ? Quelles
sont leurs applications thérapeutiques ? Comment ont été développés les
vaccins à ARN messagers contre le COVID-19 ?
"Un mois après l’annonce de la mise au point de deux vaccins contre le
Sars CoV 2, les plans de vaccination se mettent en place au pas de
course à travers le monde. Il s’agit de prodiguer dans les plus brefs
délais ces vaccins et d’endiguer l’épidémie de Covid 19 qui dure depuis
un an. Ces vaccins de BioNTech-Pfizer et de Moderna annoncés en fanfare
début novembre, reposent sur une technologie jusqu’alors inédite en
matière de stratégie vaccinale : l’acide ribonucléique messager, ou pour
faire plus court l’ARN messager. Cette méthode qui n’avait jamais passé la phase 1 des essais
cliniques dans la lutte contre d’autres pathologies s’avère cette fois
efficace dans le cas du Sars CoV 2. Pourquoi ? Comment ? Jusqu’à quel
point ? On vous dit tout ce qu’on sait dans l’état actuel de nos
connaissances.
ARN messager : l’épopée d’un vaccin, c’est le programme épique pour l’heure qui vient, bienvenue dans la Méthode scientifique. Et pour parler de toutes ces questions nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Jean-Daniel Lelièvre, médecin, responsable de la recherche clinique au sein du Vaccine Research Institute et avec nous également Bruno Pitard, directeur de recherche CNRS et chercheur Inserm au Centre de recherche en immunologie Nantes-Angers."
Page du blog de "Tania Louis" (Biologiste: virologue passionnée de biologie cellulaire et moléculaire) sur comment vulgariser autour du vaccins contre le Covid19.
"Ce blog est dédié au partage de mes réflexions sur la culture scientifique et la vulgarisation mais ce n’est pas un blog de vulgarisation (j’utilise pour cela d’autres outils, notamment twitter et youtube, ainsi que le face public, quand c’est possible). Le
but de ce billet est de réfléchir à pourquoi un point précis lié à la
vaccination a selon moi été mal traité par les personnes s’étant
exprimées à ce propos. C’est une réflexion sur la vulgarisation, pas sur la vaccination,
et je ne souhaite pas mélanger ces sujets. Je me réserve donc le droit
de supprimer certains commentaires si j’estime qu’ils font dévier le
débat. Si ça vous intéresse, j’avais un peu parlé de vaccination ici et je centralise les informations sur les vaccins anti-SARS-CoV-2 qui me paraissent intéressantes dans ce thread (et les informations sur le coronavirus en général dans ce moment twitter)."
Lien (initialement partagé sur le Twitter de "Tania Louis") vers un blog pour comprendre le "code source" du vaccin (avec quelques parallèles avec l'informatique), et les technologies utilisées pour le concevoir.
"Explorons le code source du vaccin BioNTech / Pfizer contre le SARS-CoV-2":
"Podcast Science" fait une interview de Gilles Dowek et Serge Abiteboul sur l'informatique et éthique.
Informatique, travail, intelligence artificielle, ce soir on reçoit deux invités de marque pour aborder tous ces sujets et essayer d’imaginer ce que peut être notre avenir ! L'interview de la semaine avec Serge Abiteboul et Gilles Dowek sur Informatique et étique
"In this episode we tackle the never ending debate about free will, which
David Hume famously defined as “a power of acting or of not acting,
according to the determination of the will.” We do this with a couple
of twists. We begin by examining the concept of free will from the
standard philosophical perspective, then ask what — if anything — modern
neuroscience can tell us about it, and come back to the interface
between philosophy and science to explore how the two approaches may
complement each other."
Quelques points relevés pendant l'épisode:
Comment définir le libre arbitre?
Comment gérer le déterminisme?
3 cas principaux:
- compatibilistes: l'univers est déterministe excepté pour la physique quantique.
- libertarian compatibiliste : L'univers n'est pas déterministe, mais s'il l'était il n'y aurait pas de libre arbitre.
- déterministe incompatibiliste : L’univers est déterministe, donc pas de libre arbitre.
Longue explication de l'experience de Libet
"Universities all around the country are closing programs in the
humanities, at least in part because of the increasing widespread
attitude that higher education should be treated as a business, and that
programs that bring in money in the form of high tuitions from students
and external grants are to be prioritized. SUNY Albany, for example,
announced in the Fall of 2010 that the departments of French, Italian,
Classics, Russian and Theater Arts were being eliminated. So, what is
the point of studying languages, literature, history or philosophy? Can
we, and perhaps more importantly, should we quantify their value? Can we
have universities that focus only on science and marketable skills?"
En quoi les sciences sont différentes des sciences humaines?
Les
sciences fondamentales apportent rarement des avancées technologiques
intéressantes (apprendre la photosynthèse au collège ne sert à rien,
etc).Ce qu'on y apprend n'est que de la culture générale scientifique :
peu de méthodes.
Ce n'est pas différent d'apprendre l'histoire, ou une langue étrangère.
L'art et la littérature permettent d'apprendre via le storytelling.
Selon
des tests les étudiants n'apprennent pas grand-chose pendant leurs
études (même en sciences), et la littérature permet un apprentissage
détourné.
Concernant l'enseignement de la
littérature: écrire correctement est un entraînement, pour bien écrire,
il est utile de faire de la littérature.
Podcast de "La Méthode Scientifique France Culture" sur les sciences nutritionnelles:
Comment sont réalisées les études nutritionnelles ? Pourquoi pour un
même aliment ou nutriment obtient-on parfois des résultats
contradictoires ? Quelles sont les limites et les biais inhérents à la
réalisation d’études observationnelles ? Comment les éviter ?
"Un verre de vin rouge par jour : c’est l’assurance d’éviter les maladies cardio-vasculaires ou au contraire, d’augmenter ses chances de cancer. Le café : protège contre les cirrhoses du foie et le diabète ou accroît les risques de cancer du poumon ? Et la viande rouge ? Cancérigène à la première, seconde, troisième bouchée ou pas du tout sans parler des compléments alimentaires, des régimes sans glucoses, paléolithiques, crudivores, difficile de s’y retrouver dans les sciences nutritionnelles, tellement elles donnent l’impression de justifier tout et son contraire. Pourquoi est-ce si difficile de mesurer ce qu’il y a dans nos assiettes ?
Sciences nutritionnelles : quelle est la recette ? C’est le programme gourmand qui est le nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans La Méthode scientifique.
Et pour faire la lumière sur les arcanes des sciences nutritionnelles et de leur méthode, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Mélanie Deschasaux, chargé de recherche dans l’équipe de Recherche en Épidémiologie Nutritionnelle EREN rattaché à l’INSERM, l’INRA et le CNAM et l’Université Paris 13 et Daniel Tomé, professeur émérite à AgroParisTech, directeur de l’unité physiologie de la nutrition et du comportement alimentaire de l’INRA et AgroParisTech."
Podcast de "La Méthode Scientifique France Culture" sur Battlestar Galactica:
Retour sur l’histoire de la série originale et la série qui a suivi. De
quelle manière Ronald D. Moore a-t-il su réinterpréter la série
originale pour s’insérer au mieux dans le contexte politique de son
époque ?
"Au départ, c’est un space opera, dans la lignée du succès de Star
Wars, diffusé à partir de 1978 sur le réseau ABC aux Etats-Unis. Malgré
une première saison plutôt bien accueillie, la production s’arrête dès
la première année. Après une tentative ratée de retour en 1980, il
faudra attendre le début des années 2000 pour que l’idée d’un remake
fasse son chemin. Le premier projet de ce remake va être avorté suite
aux attentats du 11 septembre, qui vont conduire à un profond
remaniement de la nouvelle série, avec un nouveau showrunner venu de
Star Trek Ronald D. Moore pour qu’en 2003 renaisse de ses cendres
Battlestar Galactica. Un chef d’œuvre de la Science-Fiction
télévisuelle. Battlestar Galactica, meilleure série SF de la galaxie ?
C’est le fraking programme qui est le nôtre pour l’heure qui vient.
Bienvenue dans ce numéro spécial de La Méthode scientifique."
Podcast de "La Méthode Scientifique France Culture" sur le glyphosate:
Qu'est-ce que le glyphosate et d’où vient-il ? Comment, pourquoi et où
l'utilise-t-on aujourd’hui ? Que connaît-on de son impact sur la faune
et la flore et sur la santé humaine ?
"Podcast Science" fait une interview de Franck Ramus sur les différences de cerveau selon les sexes.
Les hommes ne peuvent pas faire plusieurs choses à la fois, les femmes
ne savent pas lire une carte, il y aurait un sens féminin mais celles-ci
seraient nulles en math.Tout autant d’affirmations qui commencent
parfois par un “une étude montre que”. Qu’en est-il vraiment? Y a t il
des différences cognitives entre l’homme et la femme?
Pour répondre a ces questions nous recevons ce soir Franck Ramus, qui
s’intéresse en tant que chercheur à ces questions. Nous sommes le 3
février 2015 et vous êtes dans l’émission 204, bienvenue!
Podcast de "La Méthode Scientifique France Culture" sur l'accident de Tchernobyl:
Que s’est-t-il réellement passé lors de l’accident dans la centrale de Tchernobyl dans la nuit du 25 au 26 avril 1986 ? Quelles étaient les failles de la centrale et de son réacteur ?
- Comment fonctionnait le réacteur
- La suite d'erreurs qui ont mené à l'accident
- Les problèmes de communication et de formation des ingénieurs
- Les tests non-autorisés
- Les éléments radioactifs libérés
« De tous les sujets qui me tiennent à coeur et que j’avais envie de
partager un jour où l’autre sur le podcast, celui dont nous allons
parler ce soir occupe une place de choix et j’ai un peu de peine à
comprendre qu’on ait attendu le 177e épisode pour l’aborder. Sans doute
le temps de trouver le bon interlocuteur… Vous êtes sur Podcast Science,
nous sommes le mercredi 4 juin 2014, c’est donc l’épisode 177 et nous
allons parler vaccins avec notre invité Nima Yeganefar. Bonsoir et
bienvenue !)»
"Podcast Science" fait une présentation sur l'hydrogène comme source d'énergie
Le frigo regorge de boissons fraîches. Le four a fini de chauffer le
repas. L’ordinateur est allumé, les lumières tamisées, le téléphone en
silencieux. Bref, tout est prêt pour cette nouvelle émission de Podcast
science. Merci l’électricité ! Et oui, difficile de s’en passer, il faut
la produire, mais comment ? Pour le moment à grand renfort de
ressources épuisables. Avec des ressources renouvelables, ce serait
mieux pour la planète. Le dihydrogène pourrait-il être la clé ?
"Podcast Science" fait une présentation sur Comment manger demain ?
Selon l’ONU, la population mondiale devrait atteindre 9.8 milliards de personnes en 2050 et 11.2 milliards en 2100. Comment nourrir tout ce monde, par
ailleurs de plus en plus gourmand, avec des ressources limitées ? C’est
ce qu’on appelle le défi alimentaire du XXIe siècle. Il y a 7 ans sur cette antenne, nous
vous présentions un dossier en 2 épisodes pour parler du problème et des
pistes de solutions à l’époque (épisodes PS#78 et PS#79). 7 ans, c’est long. Et beaucoup de
choses ont changé depuis, notamment l’arrivée de technologies qui
rendent les experts un peu plus optimistes pour relever ce défi. C’est
justement l’un de ces experts que nous recevons, Christian Nils Schwab,
Directeur exécutif du CNU, le Centre de Nutrition et d’Alimentation de
l’EPFL. Nous examinerons avec lui l’urgence des défis, les innovations
technologiques comme éléments de solution, et les autres pistes pour
permettre à notre espèce d’éviter la faim tout en pensant long terme.
Note TJ: Attention, certaines parties me semble contestables/nuançables, mais je trouve qu'il y a également des arguments intéressants.
« En quittant la tête du podcast au début de l’année, je vous avais
promis une interview qui me tenait particulièrement à cœur. La voici
enfin. Vous êtes sur Podcast Science, nous sommes le mercredi 2 avril
2014, c’est l’épisode 169 et nous allons parler OGM. Bonsoir et
bienvenue ! (Alan)»
https://www.podcastscience.fm/dossiers/2014/05/06/les-ogm/:
Depuis 2012 dans les laboratoires de biologie on entend beaucoup parler de CRISPR.
CRISPR, C.R.I.S.P.R, c’est un nouvel outil de biologie moléculaire qui
ouvre la voie à la modification du patrimoine génétique in vivo.
C’est-à-dire qu’en utilisant cette technique, on peut choisir une
séquence d’ADN précise, un gène qui nous intéresse, et y introduire des
modifications, des mutations.
Et on peut faire ça pas seulement dans un tube, mais directement dans
les cellules vivantes. Alors des cellules… Quels types de cellules ? De
quoi est-ce qu’on parle? De quels organismes ? Eh bien a priori tous.
Bactéries, levures, plantes, animaux, les chercheurs testent tout ce qui
leur passe sous la main et jusqu’à présent ça fonctionne presque à
chaque fois. Le système a l’air pratiquement universel. Ça signifie que
du plus petit unicellulaire jusqu’à des grosses bêtes comme nous, tout
ce qui comporte de l’ADN est susceptible de voir ses gènes édités,
modifiés, corrigés…